LA CHASSE D’EAU

Il y a des mots qui ouvrent

Et des mots qui enferment.

Il y a des mots qui tuent

Et des mots dans le dos.

Il y des mots d’amour

Et des mots qui fracturent,

Et puis il y a la chasse d’eau

Tout au bout du couloir.

 

On se hait cordial’ment,

Nos sourires en écharpe,

Des murs pleins nos maisons

Et puis de petits meurtres

qui en douce s’échappent …

Ils ont l’air de ne pas y toucher…

Et puis il y a un’ chasse d’eau

Tout au fond du couloir…

 

Dans la fosse d’en bas,

On  se regarde aimer

Bien plus que l’on ne s’aime…

Bien plus que l’on n’aime.

Y’a tout ce qu’on voudrait exister,

Alors on s’écoute parler…

Et puis il y a la chasse d’eau

Tout au bout du couloir…

 

Il y a tout ce qu’on voudrait exister

Par dessus nos montagnes

Et toutes les images

Qu’on voudrait qui soient vrais

Et qu’on retrouve cornées

Quand le matin s’achève…

Et puis il y a un’ chasse d’eau

Tout au fond du couloir.

 

Et il y a mes rêves

Qui me font des poèmes

D’une façon ou d’une autre :

Ça dépend de la vie

Qui me fait ses humeurs

Tout le long du couloir

Avant que la chasse d’eau

Ne m’envoie voir ailleurs…

Ou peut-être nulle part.