Un avant-goût du "Verrou et le Rumeur"
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MA GOÉLETTE (*) On s’enfonce des
clous, On referme le couvercle. On enfonce ce qu’on imagine Pour passer la nuit. Attendre que les mots s’étouffent dans leur bruit : La nuit, c’est le jour cloué au lit ! Attendre que les mots s’étouffent de leur bruit Et ne deviennent rien, Rien d’autre que des mots ! Je prends mon cercueil : j’ai pété le couvercle ! Ce n’est pas un cercueil, je rêve de goélette, Des fleurs artificielles du fruit dans ma tête. Je prends mon cercueil, ce n’est pas un cercueil Mais c’est ma goélette… Attendre que les mots s’étouffent
dans leur bruit Et peut-être, seras-tu derrière Et moi aussi… Comme on tait un silence, Sans faire de bruit, En cherchant à se voir comme on a envie, Comme on s’fait la belle, En douce !
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